vendredi 30 septembre 2016
France Inter...
Ce vendredi soir, Dominique A m'invite à ses côtés pour quelques mots autour de Boulevard des SMS, dans l'émission Foule Sentimentale, de Didier Varrod. C'est en direct, entre 21h et 23h.
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alfred
mercredi 21 septembre 2016
lundi 19 septembre 2016
Nus...



Depuis longtemps, je commence mes journées par une vingtaine de minutes de dessin libre, juste pour moi. Dans des carnets, la tête vide et la main laissée à elle-même, je remplis des pages.
Je fais des séries, sur plusieurs semaines.
Il y a eu des périodes "maisons", des phases "plantes et arbres" ou des semaines "hachures"...
En ce moment, des centaines de personnages entièrement nus se bousculent sur ces pages.
Mes carnets sont envahis par des gens à poil!
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alfred
jeudi 15 septembre 2016
BOULEVARD DES SMS
Ce jeudi matin, Brigitte Fontaine était invitée sur France Inter, chez Augustin Trapenard, pour évoquer le livre que nous partageons.


En librairie la semaine prochaine...


En librairie la semaine prochaine...
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alfred
lundi 29 août 2016
Mastodonte 4...

Voilà...
Après six mois à bourlinguer à travers la planète, je rentre en France à quelques jours de la parution du tome 4 de l'ATELIER MASTODONTE.
Avec une belle couverture signée Zep.
Un beau cadeau de retour.
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alfred
jeudi 28 juillet 2016
Pendant ce temps là, en France...

... La tournée du BD-Concert autour de COME PRIMA, par Splendor in the Grass, continue.
En attendant la sortie prochaine du disque de cette mise en musique de mon livre, vous pouvez les voir en live, si vous passez dans le coin...
Et un article qui parle de leur spectacle ICI.
les prochaines dates :
-29 Juillet - Salles (scènes d'été en gironde)
-30 Juillet - Cabara (scènes d'été en gironde)
-27 août - Cadillac (scènes d'été en gironde)
-6 septembre - Agen
-22 septembre - Poitiers
-23 septembre - Léognan
-14 octobre - Périgueux
-9 novembre - Bègles (Chapelle de Mussonville)
-23 novembre - St André de Cubzac
-25 novembre - Fontaine (Lyon)
-1 décembre - St Paul les Dax
-2 décembre - Bruges (33)
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alfred
dimanche 24 juillet 2016
jeudi 19 mai 2016
Un tatoué....

![]() |
| photo de Mr Vandermeulen |
Cette semaine paraît LE TATOUAGE, dans la belle nouvelle collection dirigée par David Vandermeulen et Nathalie Van Campenhout, pour le Lombard.
La petite bédéthèque des savoirs, c'est des jolis petits livres malins et intéressants, avec des dessinateurs qui collaborent avec des sommités dans leurs domaines.
Et ça me faisait drôlement plaisir qu'on me propose d'y participer, à cette collection.
A priori, le tatouage n'est pas vraiment mon sujet de prédilection. je n'y connais pas grand chose.
C'est pourtant en tombant par hasard sur une conférence que donnait Jérôme Pierrat sur le sujet, que je me suis surpris à rester une heure scotché, à l'écouter. Je l'ai trouvé passionnant.
Quand, un mois plus tard, David et Nathalie me parlent de leur collection à venir et me montre la liste des sujets qui y seront abordés, mon oeil fait tilt sur le nom de Jérôme pour un livre sur l'histoire du tatouage, de ses origines connues à nos jours...
La coïncidence était trop belle.
Et, au final, j'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser les planches de ce livre, en fouillant dans des tas de documentations et d'iconographies pour essayer, autant que possible, de restituer un peu du "trait" tatoué de chaque époque ou culture.
Voilà.
Toujours en vadrouille fort loin pour encore quelques mois, je ne serai pas présent pour accompagner la sortie de ce livre, ni de l'intégrale du Désespoir du Singe. Mais on pourra toujours se croiser ici ou là, plus tard, à mon retour...
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alfred
lundi 25 avril 2016
Intégrale...

Il y a dix ans paraissait le premier tome du Désespoir du Singe, série en trois volumes réalisée avec mon ami Jean-Philippe Peyraud au scénario.
Avec le recul, c'était peut-être plus une histoire à lire d'une traite, comme un long récit d'aventure tragique et romantique, ce que nous étions en train de faire. Une histoire à prendre d'un bloc.
C'était un peu comme ça qu'on l'avait pensé, en fait.
Surtout quand on sait qu'il aura fallu attendre trois années entre le tome deux et le dernier acte...
Ma faute, entièrement.
A cette période, au milieu de plein de bouleversements personnels, je prends conscience à quel point je ne suis pas taillé pour le format "série" et le rythme régulier de coureur de fond, qu'il impose.
Chaque fois que je termine un livre, je boucle un moment précis de ma vie, et j'éprouve le besoin de faire autre chose, de changer de registre, ou d'univers, ou d'intention.
Bref, de partir voir ailleurs si j'y suis.
Mon tempérament s'accommode mal du "devoir y revenir".
Quand une histoire est finie, elle est finie.
Alors tenir le principe de la série qui oblige à s'y remettre tout de suite sans mollir, vous pensez...
J'ai souffert sur le début du tome 3.
Des pages sans cesse recommencées, jetées, refaites...
Un calvaire.
Et puis, après plusieurs mois, le plaisir est revenu et le second souffle avec.
Et c'était joyeux, de retrouver ces personnages pour conclure cette aventure là.
Mais je ne suis pas taillé pour couper les histoires en morceaux.
Tomber 250 pages d'un coup, je peux.
Mais trois fois 54, non.
Allez comprendre.
Tout ça pour dire que la parution (mi mai) de cette histoire sous forme intégrale, me réjouit.
Vraiment. Parce qu'après tout ce temps, je l'aime toujours autant, cette histoire.
Avec ses défauts et ses bons moments, avec son romantisme et sa fureur...
De la voir exister comme ça me donne l'impression qu'elle trouve sa vraie forme.
Celle qu'elle aurait peut-être dû avoir dés le départ, je ne sais pas.
En tous cas, d'une certaine manière, je m'aperçois en ayant travaillé un peu sur cette intégrale, à quel point je tenais à cette histoire et à ces années partagées avec Jean-Philippe, pour lui donner vie.
Quand le premier tome était paru, on avait mis une bouteille de côté à ouvrir plus tard, pour fêter la fin de la série quand on y serait.
Et puis le tome trois est sorti, la vie nous a occupé à d'autres choses, et la bouteille n'a pas été ouverte.
Tandis que je vois cette intégrale arriver, je sais pourquoi il ne fallait pas la boire avant. C'est maintenant qu'on peut dire que c'est fini.
Alors voilà, mon Jean-Philippe: on va enfin pouvoir le boire, ce verre!
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alfred
vendredi 15 avril 2016
Pandora...

... c'est le nom de la nouvelle revue que lancent les éditions Casterman. Uniquement composé de récits courts, le numéro 1 sort ce mois ci.
En attendant la parution, LE MONDE en prépublie trois histoires sur son site, dont la mienne, CARTOLINA.
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alfred
dimanche 20 mars 2016
vendredi 4 mars 2016
dimanche 28 février 2016
Affiche d'indien...

... un très beau court-métrage dont le réalisateur m'a gentiment demandé de faire l'affiche. C'est gentil.
En dehors de ça, toujours en périple à l'autre bout du monde. Ici, tout va bien...
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alfred
samedi 13 février 2016
lundi 8 février 2016
En 2016...

... nous chevaucherons, nus et sereins, les bras chargés de fleurs exotiques et merveilleuses...
Enfin, on va essayer.
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alfred
dimanche 7 février 2016
mercredi 27 janvier 2016
Angoulême, ce n'est pas que du muscle...

... Non. C'est bien d'autres choses, aussi!
Le festival démarre, et nous pourrions nous y croiser en dédicace, sur le stand Delcourt:
- JEUDI 28: 17h00-19h00
-VENDREDI 29: 11h00-13h00
-SAMEDI 30: 11h00-13h00
-DIMANCHE 31: 11h00-13h00
Nous pourrions également nous y croiser sur l'une des deux rencontres public:
- SAMEDI 30: 14h, Rencontre Forum Télérama " Dessiner la Musique", avec Pénélope Bagieu.
- SAMEDI 30: 15h rencontre autour du dessin et la musique avec projections, Espace Franquin (Salle Méliès).
Nous pourrions, par hasard, nous y croiser durant l'un des concerts de Dessin, Jeudi, Vendredi et Dimanche, à 14h au théâtre de la ville. J'ai, cette année encore, composé le scénario, en compagnie de l'ami Bastien Vivès.
Et si ça se trouve, nous nous croiserons au BD CONCERT de Come Prima, par le groupe Splendor in the Grass.
Ce sera le VENDREDI 29 à 21h00, Salle NEMO.
Pour l'occasion, je viendrai dédicacer une petite heure, dès 20h00...
Bon.
Vous ne direz pas qu'on ne s'est pas croisés, quand même.
Bon Festival!
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alfred
mercredi 20 janvier 2016
samedi 16 janvier 2016
lundi 11 janvier 2016
mercredi 30 décembre 2015
Pour commencer l'année...

Chaque fin d'année, avec les copains, on a décidé de faire un petit quelque chose à tous les trois pour marquer le coup. L'an dernier, c'était une vente aux enchères, cette année c'est un calendrier façon Pin-up, l'année prochaine, qui sait, Régis offrira t-il un strip tease à domicile? Nos verrons bien...
En attendant, pour infos et commandes, il faut le faire à l'adresse mail de l'atelier qui se trouve dans l'image. ATTENTION, IL NE RESTE QUE 15 EXEMPLAIRES!
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alfred
lundi 21 décembre 2015
vendredi 18 décembre 2015
un bien beau roman...

... dont j'ai fait la couverture et que je vous recommande chaudement.
À paraître en début d'année, me semble-t-il.
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alfred
jeudi 17 décembre 2015
habitats naturels...


... c'est le titre qu'on a donné à la mini expo qui se tient tout le mois de décembre, chez BD-Avenue. Quelques paysages de Régis Lejonc, Richard Guérineau et moi-même.
Régis et moi y serons en dédicace samedi après midi, pour la dernière de l'année, et avant un petit moment, en ce qui me concerne...
Si vous êtes dans le coin...
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alfred
mardi 1 décembre 2015
Dédicace et Professeur Cyclope...
... ce samedi 5 décembre à partir de 15h, je serai en dédicace à la MACHINE À LIRE, à Bordeaux.
Si vous êtes dans le coin...
Et puis j'en profite pour signaler la parution, aujourd'hui, du nouveau numéro de PROFESSEUR CYCLOPE sur le thème du Climat: Usine à Gaz!
Un bien beau numéro tout gratuit et intéractif, dans lequel j'ai commis une histoire courte mettant en scène nos deux bons vieux nigauds de service: Régis et Henri...
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alfred
dimanche 29 novembre 2015
Montée des eaux...
... illustration parue ce vendredi dans FIGARO MADAME qui consacrait un port-folio sur le climat, en vue de l'ouverture de la COP21....
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alfred
vendredi 27 novembre 2015
Expo Tables et Festins...
Aujourd'hui ouvre l'expo Tables et Festins, au Convent Sainte Cécile, à Grenoble.
A la manière des tableaux flamands du XVIe siècle, représentant des scènes de repas ou des natures mortes gastronomiques. On m'a gentiment proposé d'y réaliser une image.
Difficile pour moi, sur un sujet pareil, de ne pas évoquer le sacro-saint plat de pâtes cacophonique et italien...
Et puis, ce soir, performance dessinée (avec les copains), au cinéma l'Utopie, à St Livrade.
Si vous êtes dans le coin...
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alfred
mercredi 25 novembre 2015
Cowboy sur scène...
Le Lot-et-Garonne, c'est un peu le Far Ouest Aquitain, vous savez.
Paysages sublimes, autochtones aux tempéraments rugueux mais généreux, alcool frelaté et accent bizarre quand les gens parlent....
Bref.
Ce sont un peu nos cow-boys à nous.
Mais avec les copains, nous avons le goût du risque, de l'aventure, et des grands espaces.
Aussi avons nous donné plusieurs performances dessinées dans ces contrées lointaines, cette semaine, dont l'une d'entre elle était un grand voyage à cheval, à travers les beaux paysages américains.
C'était au cinéma de Tonneins et, Bloods'n Guts, c'était vraiment un beau moment!
Avec Olivier Latyk, Richard Guérineau, Régis Lejonc, Henri Meunier et moi-même... Sans oublier, bien entendu, l'imputrescible Olivier Ka qui, pour l'occasion, déclamait (en musique!) du Cormac McCarthy.
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alfred
vendredi 13 novembre 2015
Formats Paysages...
... des maisons encastrées et une chute de vélo... En ce moment, dans l'atelier, en prévision d'une expo.
Et toujours, ce Samedi 14 Novembre, en décidace chez MILLE PAGES, à Vincennes.
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alfred
mercredi 11 novembre 2015
Ce samedi 14 novembre...
... je serai en dédicace à la belle librairie MILLEPAGES, à Vincennes, en compagnie de Christophe Conte et Charles Berberian.
Si vous êtes dans le coin...
Et puis, la Suisse, c'était vraiment un beau moment. Encore merci!
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alfred
vendredi 6 novembre 2015
Une vie d'atelier...
Bientôt douze ans, que je partage mon quotidien avec ces gars là. Ca a bougé de lieu, parfois. On a été plus nombreux, par le passé. J'étais absent pendant quelques années (en Italie)... Mais toujours, d'une manière ou d'une autre, on finit pas se retrouver. Chacun sur son bureau, à avancer sur ses propres projets. Ou à en fomenter en commun...
On s'influence un peu. On se regarde par dessus les épaules. On se dit quand on est pas d'accord. On creuse nos sillons, parfois très éloignées les uns des autres, mais pas toujours tant que ça...
Bref.
Sur la photo (de Mr Audebert), celui qui fait un peu peur, c'est Régis Lejonc. Celui qui ne rassure pas trop trop, c'est Richard Guérineau. Et celui qui ne met à pas très à l'aise, c'est moi...
Ce samedi 7 novembre, nous serons en Suisse, à Carouge, pour deux spectacles dessinés. Accompagnés de l'incontournable Olivier KA, que je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter.
Ami(e)s Suisses, nous vous aimons!
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alfred
jeudi 5 novembre 2015
mercredi 28 octobre 2015
L'Express...
... m'a demandé de faire un dessin d'Etienne, pour leur rubrique STYLES.
j'avais envie de le représenter avec un appareil photo en main, en clin d'oeil à une balade que nous avions faite ensemble, dans Soho, durant laquelle il avait son appareil et faisait quelques clichés. Nous avions, justement, parlé de son rapport à la photo, au fait qu'il en fasse depuis longtemps. Il venait de réaliser toute une série de portraits (de Dominique A, François mary...), peu de temps auparavant.
J'ai donc réalisé ce dessin comme j'ai réalisé le livre: sans croquis préparatoire, comme pris sur le vif, avec de simples crayons de couleurs dans un carnet de voyage.
Habituellement, c'est Daho que l'on prend en photo. Là, c'est lui qui tient l'objectif...
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alfred
mardi 27 octobre 2015
mercredi 21 octobre 2015
Aujourd'hui...
... Sort le livre DAHO-L'HOMME QUI CHANTE...
Nous y voilà....
Suis en dédicace demain 22 octobre, à la librairie LA MANOEUVRE (Paris).
Puis, ce week-end à St Malo, au festival Quai de Bulles.
Quelques autres dates vont suivre, que je communiquerai bientôt.
Nous y voilà....
Suis en dédicace demain 22 octobre, à la librairie LA MANOEUVRE (Paris).
Puis, ce week-end à St Malo, au festival Quai de Bulles.
Quelques autres dates vont suivre, que je communiquerai bientôt.
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alfred
mercredi 14 octobre 2015
A une semaine de...
La parution de DAHO-L'HOMME QUI CHANTE, petit temps de pause pour jouer à l'interview ping-pong, entre David et moi.
Un bar pas trop bruyant, un verre de vin, un magnétophone au milieu de la table, et David lance la première question...
Un bar pas trop bruyant, un verre de vin, un magnétophone au milieu de la table, et David lance la première question...
DC
- Bon alors, qu’est-ce qui t’a pris de dire oui ?
A - Tu me parlais de cette idée depuis
un moment, et depuis vingt ans que j'écoutais Daho, souvent en
dessinant, j’avais l’impression d’en avoir imprégné certaines
de mes images... ça avait du sens, de venir dessiner « avec »
lui. Et puis j'avais envie de partager, à nouveau, un livre avec
toi. Quelque chose d’atypique… Tout ça me semblait d’excellentes
raisons de s’embarquer, sans réfléchir plus.
Et toi? Tu pensais que ça prendrait de telles proportions, ce
livre?
DC - C’était vraiment un saut dans
l’inconnu, que ce soit sur le plan personnel, comme sur le plan
professionnel. Je n’ai jamais été très convaincu par le fait
qu’il fallait à tout prix rencontrer les gens dont on admire le
travail, dont l’oeuvre nous a marqué. Je pense que ça peut vite
être très embarrassant pour tout le monde. Mais là, on arrivait
avec une démarche professionnelle, un vrai projet, suivre
l’enregistrement de cet album et le raconter en bande dessinée…
On était loin, bien sûr, de se douter que ça allait nous mener si
loin et durer trois ans…
Tu te souviens de la première fois
qu’on est allés à Londres ?
A - On faisait pas trop les malins, en
descendant du Shuttle, avouons-le maintenant... Je me souviens des 5
minutes passées en bas de son immeuble, devant ces trois interphones
sans noms, à se demander sur lequel appuyer. Et puis, on venait avec
la certitude qu'il faudrait lui présenter notre projet, le
convaincre. On pensait que ce premier rendez-vous ferait office
d'examen de passage... Avant de s'apercevoir que, pour lui, c'était
déjà ok, qu'on pouvait commencer. Il avait déjà « adopté »
le livre...
Et pour toi, cette première à
Londres?
DC - Alors comment dire ? Si on m’avait
dit, trois mois plus tôt, que je me retrouverais un jour assis dans
un canapé à côté d’Etienne Daho, en train de boire un thé et
écouter en exclusivité les maquettes de son futur album… Cette
première rencontre était très impressionnante, mais finalement,
elle a été à l’image de tout ce qui a suivi, simple, presque
évidente. On ignorait alors que c’était la première d’une
longue série de traversées souterraines de la Manche. La suivante
nous emmènerait au Studios, qui ont vu défiler de nombreux
chanteurs et où Bowie enregistra rien moins que Ziggy Stardust…
Là encore, on était en
clandestins. C’est comme ça que je l’ai ressenti, en tout cas.
Pas toi ?
A - Clandestins. C'est marrant, comme
idée. Oui, il y avait un peu de ça, c'est vrai. Et en même temps,
ni Etienne ni aucunes des personnes rencontrées sur cette période,
ne nous ont jamais fait nous sentir "intrus". Il y a
toujours eu beaucoup de bienveillance et de curiosité, vis à vis de
notre démarche... Même si je voyais bien qu'ils ne saisissaient pas
toujours ce que foutait ce grand couillon avec son carnet à la main,
dans un coin du studio, en train de dessiner à toute berzingue...
La grande difficulté, sur la durée,
ça aura été quoi, pour toi?
DC - Trouver la bonne distance. On fait
un livre de 150 pages sur la vie d’un disque, sa conception, son
enregistrement, sa sortie, sa promotion, la tournée qui le fait
ensuite exister… On doit raconter tout ça, à des gens qui
connaissent et aiment l’album en question et Daho… Et à d’autres
qui ne connaissent pas ou n’aiment pas particulièrement, mais ont
quand même la curiosité de lire le livre… Et il faut que ça
garde le même intérêt pour les deux. C’est un drôle d’équilibre
à trouver. Même chose pour les gens qui connaissent bien la musique
et ceux qui ignorent tout de la manière dont elle est « fabriquée
». Il faut que les deux y trouvent leur compte.
C’est ce que j’ai gardé en tête
tout du long de la réalisation du livre et qui m’apparaît comme
le plus difficile.
Et toi, à part me supporter ? Quel
était le défi graphique ?
A - Te supporter, je le fais depuis
quinze ans. S'il avait fallu craquer, ça aurait eu lieu depuis
longtemps.
Graphiquement, Le gros défi c'était de
parvenir à représenter les protagonistes, Etienne en tête, sans
tomber ni dans le photographique figé, ni dans le trop
caricatural. Pas simple de dessiner quelqu'un comme Daho, avec son
faux air de Peter Pan sans âge... L'autre défi, c'était de
traduire en quelques cases ces moments qui duraient parfois une
journée complète. Trouver le ton juste pour faire, graphiquement,
le tour de tout ce qu'il y avait à dire dans chaque séquence.
Enfin, je voulais trouver une manière de "dessiner" la
musique. De traduire en dessin l'énergie que ça diffuse, la
musique. Je ne pouvais pas me contenter d'un procédé anecdotique
comme on le fait quand on doit juste signifier qu'un poste radio
marche en fond de décor... Traduire ces vagues...
Ton meilleur souvenir de tout ça,
c'est quoi?
DC - J’en ai deux, et il est difficile
de les hiérarchiser. Le premier, c’est cette fois où nous étions
dans les loges du Grand Journal et où nous avons vu Etienne et
échangé quelques mots avec lui. C’était la première fois qu’on
le revoyait depuis son gros problème de santé qui a failli mal se
terminer, et qui a reporté la sortie du disque et la tournée. Le
retrouver vivant, souriant et en bonne forme, c’était comme un
soulagement.
Le second, c’est le jour où nous
sommes venus assister aux répétitions et où on en fait assisté à
un véritable concert privé d’Etienne et de l’ensemble du
groupe, puisqu’ils devaient faire le filage entier des titres de la
tournée. On était là, vautrés sur des canapés, à assister quasi
intégralement au concert, comme les deux privilégiés qu’on
était, et ça semblait presque… Normal ! Un moment
inoubliable…
Tout autre chose, la couverture,
tu as longtemps tourné autour ?
A - Etrangement, non. J’ai su assez vite
que je voudrais quelque chose de sobre et simple. Depuis le départ,
je considère ce livre, et toute cette aventure, comme un voyage dont
je tiendrais un journal dessiné. D’où ce traitement au crayon,
dans l’album, qui rappelle celui que j’utilise souvent dans mes
carnets. Un journal de route, donc, dont le profil en couverture
évoquerait un continent…
Qu’est ce que tu retiens,
aujourd’hui, de cette drôle d’aventure ?
DC - Que ceux qui disent qu’il ne faut
jamais chercher à rencontrer les gens dont on admire l’œuvre ont
parfois totalement tort.
Et toi ?
A - L’énergie positive et communicative
que dégage Etienne. Quand on le quittait, je me sentais serein et
gonflé à bloc.
DC – tu m’aimes encore ?
A – Un peu plus qu’hier, bien moins
que demain.
Publié par
alfred
mardi 13 octobre 2015
Ce matin, dans ma boîte aux lettres...
Le voilà. Bon sang... Le 21 octobre en librairie.
Et dès le 22, en dédicace à Paris pour une unique date dans la capitale, à la Librairie LA MANOEUVRE, rue de la Roquette, à Bastille.
Puis, tout de suite derrière, au salon Quai des Bulles, à St Malo.
D'autres dates suivront, que je signale ici très prochainement.
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alfred
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